Regards des photographes marocains du monde : Exister entre les certitudes du monde
EXPOSITION Collective

Aassmaa Akhannouch, Mehdi Ait El Mellali, Mustapha Azeroual, Souki Belghiti, Badr El Hammami, Mounir Fatmi, Yasmine Hatimi, Malik Nejmi, Anass Ouaziz, Mounir Raji, Fatine-Violette Sabri, Zakaria Wakrim, Iman Zaoin

Commissariat : Basma Mansour et Meryem Sebti
Partenaires : CCME
18 juin – 31 août 2026
Villa Harris – Musée de Tanger
© Mounir Fatmi - Vision Périphérique.

Photo Tanger réunit une jeune génération de photographes marocains dont les trajectoires se déploient entre plusieurs géographies, sans jamais s’y laisser assigner. Formés à l’étranger, ancrés à l’étranger autant qu’au Maroc, ils produisent des formes qui déplacent les cadres mêmes à partir desquels on regarde. L’exposition rassemble des pratiques qui échappent aux lectures simplistes de l’identité. Ni retour aux origines, ni projection vers un ailleurs fantasmé, ces œuvres travaillent la matière même des circulations, des frictions et des écarts. Elles composent avec des héritages visuels multiples, les absorbent, les contredisent parfois, pour inventer d’autres régimes d’images. Depuis ces positions mobiles, les artistes révèlent des zones de tension invisibles, mettent à l’épreuve les récits dominants et ouvrent des perspectives qui ne relèvent ni de l’appartenance ni de la rupture, mais d’une forme de présence active au monde.

Les artistes exposants sont :
Aassmaa Akhannouch, Mehdi Ait El Mellali, Mustapha Azeroual, Souki Belghiti, Badr El Hammami, Mounir Fatmi, Yasmine Hatimi, Malik Nejmi, Anass Ouaziz, Mounir Raji, Fatine-Violette Sabri, Zakaria Wakrim, Iman Zaoin.

Cette exposition a bénéficié du soutien du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger, engagé dans l’accompagnement des artistes et des dynamiques culturelles en circulation

Commissaires :
Basma Mansour
Basma est chercheuse indépendante, commissaire d’exposition, artiste et critique d’art. Elle vit entre le Maroc et Marseille. Formée à l’Institut national des Beaux-Arts de Tétouan. Elle est titulaire d’un master en sciences de l’art et d’un master en art et prépare un doctorat sur la marchandisation des symboles culturels et le « cannibalisme institutionnel », l’appétit des institutions pour l’altérité. Elle écrit sur l’art contemporain pour le magazine Diptyk, où elle traite de l’identité, de la visibilité et de la circulation des artistes du Sud.
Son travail de commissaire prolonge cette réflexion, avec une attention à l’accessibilité et aux modèles de production alternatifs.

Meryem Sebti
Meryem est journaliste, critique d’art et directrice de publication du magazine Diptyk, référence de l’art contemporain en Afrique et dans le monde arabe. Depuis 2009, elle documente les scènes artistiques du Sud et leurs circulations internationales à travers enquêtes, éditoriaux et projets curatoriaux. Conseillère auprès d’institutions culturelles et de collections, elle intervient régulièrement dans des conférences et jurys internationaux.

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